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Après 2000 ans de mystère,
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Le théâtre

Le théâtre de la Garde

Dotée d’une riche parure monumentale, l’agglomération gallo-romaine comprend notamment un théâtre. Cet édifice est localisé au nord-est du site, où il occupe le flanc sud de la colline de la Garde. Tourné vers le sud-ouest, il faisait face à une partie de la ville et au fleuve. Sa position avait déjà été reconnue en 1708 par Claude Masse, ingénieur géographe de Louis XIV. Quelques vestiges ont été révélés par les sondages de Louis Basalo en 1935 et de Solange Moreau en 1943. Des clichés aériens pris depuis les années 1970, principalement par Jacques Dassié, et des prospections géophysiques réalisées en 2006 ont confirmé la nature de cet édifice. Aujourd’hui encore, l’empreinte laissée par le théâtre se distingue parfaitement dans le paysage.

Une fouille programmée initiée en 2007 a pour objectif de définir les caractéristiques morphologiques de ce monument et la chronologie de ses différentes phases de construction et d’occupation, pendant et après le fonctionnement de l’édifice de spectacle.

Un théâtre de type « gallo-romain » à cavea semi-circulaire

Dans le deuxième quart du Ier siècle de notre ère, la ville se dote d’un premier théâtre admettant la forme d’un hémicycle de 81 m de diamètre (274 pieds de 0,2957 m).

Fouilles 2013 - cavea

Fouilles 2013 – cavea

La cavea, où prenaient place les spectateurs, est divisée en deux demi-couronnes concentriques – maeniana – de largeur équivalente. Le maenianum inférieur repose directement sur la roche naturelle, tandis que le maenianum supérieur est fondé sur cinq murs concentriques, associés, dans la partie centrale de l’auditorium, à des murs rayonnants. Leur combinaison forme des caissons pleins de plan parallélépipédique qui devaient soutenir les gradins. Des couloirs d’accès radiaux et deux galeries annulaires situées au sommet et à la base du maenianum supérieur, permettaient la circulation et la répartition des spectateurs.

Comme dans de nombreux théâtres de type « gallo-romains », l’orchestra occupe une surface considérable. Son diamètre est estimé à environ 29 m (soit près de 100 pieds). Le bâtiment de scène de ce premier édifice de spectacle, probablement arasé lors de l’aménagement du second théâtre, devait s’appuyer sur son plus grand diamètre et empiéter dans l’orchestra.

L’ensemble de ces données rapproche le théâtre de Barzan de plusieurs édifices régionaux (Thénac, Naintré, Saint-Cybardeaux et Saint-Germain-d’Esteuil) et, plus généralement, du groupe des théâtres de type « gallo-romain » à cavea semi-circulaire. Ce « modèle », qu’on retrouve principalement au sud de la Loire, entre Augst et l’Atlantique, se diffuse du début du Ier siècle après J.-C. jusqu’à la deuxième moitié – dernier quart ? – du IIe siècle.

Un théâtre de type « gallo-romain » à cavea prolongée

À la fin du Ier siècle ou au début du IIe, l’édifice est considérablement modifié. Agrandi vers l’ouest, il offre désormais un plan en demi-cercle prolongé. Les deux ailes de la cavea sont étendues de 19 m et sont bordées, du côté de l’orchestra, par un imposant mur de 1,70 m de large. L’édifice est pourvu d’accès latéraux alignés sur son grand diamètre et qui desservent un couloir de circulation (précinction basse) qui suit la courbure de la cavea. Réduite à près de 21 m, la surface de l’orchestra est néanmoins accrue en raison de son extension vers le sud-ouest. Elle était recouverte, au moins partiellement, d’un dallage en calcaire, en grande partie récupéré.

À l’arrière du théâtre, l’imposant mur bordant la cavea est prolongé par une maçonnerie plus étroite et de réalisation moins soignée. Celle-ci forme la limite sud d’un espace rectangulaire de 28 m de long sur 17 m de large pouvant correspondre à un porticus post scaenam. Elle encadre une abside d’environ 13 m de diamètre, dont le sol devait être revêtu d’un plancher, correspondant à la scène ou à ses « coulisses » (postscaenium).

Dans son deuxième état, le théâtre de Barzan présente donc un plan inédit. Cette évolution participe peut-être d’un mouvement plus large, puisque dans le courant du IIe siècle la surface de l’orchestra des monuments de Naintré et des Bouchauds a été réduite par la pose de nouveaux gradins et par l’élargissement de leur bâtiment de scène. Plus généralement, le théâtre de Barzan s’apparenterait alors à un groupe d’édifices (Ribemont-sur-Ancre, Champlieu, Vieil-Évreux…) caractérisés par une cavea dépassant le demi-cercle en des prolongements qui peuvent être rectilignes et par un bâtiment de scène empiétant sur l’orchestra.

Fouilles 2013 - orchestra

Fouilles 2013 – orchestra

Le démantèlement du théâtre

Le théâtre perd sa fonction première au cours du IIIe siècle, puis sert de carrière de pierre du IVe siècle jusqu’au XXe. Plusieurs phases de réoccupations du bâtiment relèvent de cette nouvelle destination. Elles donnent lieu à la récupération et parfois à la retaille des matériaux de construction. Plusieurs graffitis représentant un chrisme sont alors gravés sur des blocs de grand appareil et témoignent notamment de la christianisation de la région. Une voie de 8 m de large, probablement liée à l’évacuation de la pierre extraite du monument, est également aménagée en contrebas du monument au cours des Ve-VIe siècles.

 Antoine Nadeau, Graziella Tendron
Mai 2014

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