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O 0° 52’ 44,271’’

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Après 2000 ans de mystère,
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La grande avenue

A Barzan, plusieurs rues sont connues depuis 1975 grâce aux photographies aériennes de Jacques Dassié. L’une d’entre elles (rue D1) apparaît systématiquement sur les clichés ; particulièrement remarquable par la trace qui la signale, elle a été dénommée « Grande Avenue ». Repérée sur une distance d’environ 500 m, elle semble en effet d’une largeur exceptionnelle, avoisinant les 20 m.

Bordée par une série de temples bien attestés à son extrémité sud-est, elle longe les entrepôts et aboutit au péribole oriental du sanctuaire principal.

Les sondages archéologiques réalisés en travers de la « Grande Avenue » ont permis d’en connaître l’histoire et l’allure à l’époque de l’apogée du site.

Dans la seconde moitié du Ier siècle, la voie est longée d’un côté par le portique des entrepôts et de l’autre par un mur de rive. Au-delà des entrepôts, si la chaussée se prolonge, elle est peut-être bordée des deux côtés par un mur. Dans l’état actuel du dossier, on sait que cette rue dessert le sanctuaire et le lie à un autre pôle, 500 m plus loin vers l’est, là où les prospections aériennes et géophysiques ont révélés des temples non encore datés car non fouillés. Cette rue est interprétable comme une allée processionnelle. Elle est bordée du côté sud, face aux entrepôts, par un bâtiment étroit, en matériau périssable, s’étirant entre la chaussée et le mur de rive.

Au début du IIe siècle se situe le premier acte de la monumentalisation de cet immense espace : du mur bordier M20, jusqu’à proximité du portique des entrepôts, l’espace est recouvert d’une chape d’huîtres qui à la fois, nivelle, draine et offre une surface d’accroche aux nouvelles aires de circulation. D’un côté, en bordure des entrepôts, cette couche d’huîtres est la base d’une nouvelle chaussée tandis que plus au sud, elle est sous-jacente à une aire de circulation piétonne.

La largeur de ce portique est comparable à celle du péribole oriental du sanctuaire. Les données de fouilles et celles acquises par les diverses prospections offrent l’image d’un portique indépendant de toute autre construction puisque son extrémité ouest apparaît nettement séparée du péribole du temple, tandis qu’à l’est aucune limite n’a été détectée. Ce portique est doté d’une série de douze exèdres qui rythment à intervalles réguliers l’espace processionnel. L’exèdre est une salle qui fait saillie sur un mur, avec un tracé normalement rectangulaire, éventuellement semi-circulaire ; elle est ouverte sur un espace libre, cour ou portique. Ici, elles ont été mises en évidence par la prospection géophysique menée par M. Druez et par la fouille qui a dégagé la dernière au nord-ouest et la deuxième, invisible sur les cartes de prospection car entièrement récupérée. La présence des exèdres permet d’affirmer que le portique ouvre vers le sud. Dans cette configuration, la rue passe au second plan et perd de son ampleur scénographique au profit de l’esplanade.

Le portique à exèdres de Barzan constitue une liaison majeure entre le théâtre, une probable zone portuaire et les temples. L’esplanade définie par les deux rues parallèles, d’une superficie d’environ 2,5 hectares est particulièrement longue et étroite (environ 500 m sur 50 m) ; elle présente l’avantage de masquer la distorsion d’orientation entre l’axe de la « Grande Avenue » et le sanctuaire. Le portique à exèdres joue ainsi son rôle d’écran monumental.

Les campagnes de prospection et de fouille sur l’aire de la « Grande Avenue » révèlent un projet ambitieux au service d’une scénographie majestueuse et originale. Ainsi l’idée proposée par la restitution de Jean-Claude Golvin est confirmée même si la forme adoptée se révèle différente de ce que l’on pouvait imaginer sur les seules bases des prospections aériennes et géophysiques. En effet, seule, la fouille est à même d’atteindre les vestiges et d’en proposer une interprétation qui, en outre, prend en compte l’épaisseur du temps.

Cet aspect de l’aménagement de la ville confirme que les élites santones, au IIe siècle, ont consenti à dédier des moyens considérables à la parure monumentale de l’espace public. Au-delà des particularismes de l’habillage architectural, propres aux petites villes dites « agglomérations secondaires », ces réalisations montrent l’existence de programmes d’urbanisme comparables à ceux élaborés dans les capitales de l’Empire.

Laurence Tranoy (LIENSs, Université de La Rochelle)

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